Au fil des mois

Mourir d'écrire

Mourir d'écrire

Aux millions de morts assassinés dans les camps, la Shoah par balles a ajouté ses morts innombrables, mais le désastre a poursuivi son œuvre au-delà. Affaiblis, ravagés, nombre de survivants ont succombé dans les mois qui ont suivi leur libération. Et puis, parmi les rescapés qui avaient retrouvé une existence apparemment ordinaire, il y a ces témoins qui, des années après, ont été frappés par le suicide ou une maladie brutale, immolés après coup, pour avoir ravivé en eux, afin de la dire, la catastrophe psychique à laquelle ils avaient jusque-là résisté. Mourir de dire ? Mourir d’écrire ? La ré-évocation peut s’avérer répétition mortifère, y compris dans une cure psychanalytique.
La Shoah reste aujourd’hui un traumatisme pour la civilisation tout entière, que nous continuons de porter et que nous cherchons toujours à élaborer.
Rachel Rosenblum nous introduit à une compréhension profonde de l’énigme de la survivance, qui ne garde pas le souvenir mais maintient la plaie elle-même. Son approche psychanalytique renouvelle notre regard sur la nature des états traumatiques et leur abord thérapeutique. La perspective s’étend aux bouleversements psychiques que connaissent les victimes d’attentats terroristes. 
Ce livre nous permet d’entrevoir le drame de la survivance, élargit notre champ de vision et nous fait vivre de lire…

Auteur : Rachel Rosenblum

 

 




 

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