Au fil des mois

 En scène au psychodrame

En scène au psychodrame

Clinique psychanalytique

Dans ce livre très personnel, Roger Perron transmet le plaisir de jouer qui anime un groupe bien rodé d’acteurs-thérapeutes, un plaisir qui gagne progressivement le patient lorsqu’il découvre que la vie, sa vie, l’image qu’il se donne de lui-même et de ses relations avec ses proches… tout cela est beaucoup plus riche qu’il ne le croyait, qu’un horizon qui semblait bouché et noir se rouvre et s’éclaire.

Dans une écriture alerte et vivante, il décrit les ressorts du psychodrame qu’il a pratiqué pendant de nombreuses années. Il s’appuie sur son expérience personnelle et de multiples exemples pour analyser les intérêts, les limites, les difficultés de cet exercice de mise en scènes qui engage les patients mais aussi les psychanalystes au-delà même des paroles prononcées. Théorie et clinique psychanalytiques s’articulent dans un récit où l’auteur nous entraîne à sa suite et nous fait partager ses interrogations, ses inventions mais surtout son enthousiasme de psychodramatiste.

Auteur : Roger Perron

 

 




La Société Suisse de Psychanalyse (SSPsa) a été fondée en 1919. Elle est une des sociétés composantes de l'Association Psychanalytique Internationale (IPA, créée par Freud en 1908) et de la Fédération Européenne de Psychanalyse (FEP). En accord avec l'IPA, la SSPsa considère que la transmission de la psychanalyse ne peut se faire qu'au sein d'une institution. La SSPsa assure cette tâche par l'intermédiaire d'institutions régionales: le Centre de psychanalyse de la suisse romande à Genève (CPRS) et à Lausanne (CPL) pour la Suisse romande, l'Institut Freud à Zurich, le Séminaire psychanalytique à Bâle, le Groupe d'études psychanalytiques de Berne et le Séminaire psychanalytique de Lugano.

Les débuts de la psychanalyse en Suisse romande
L’Institut Jean-Jacques Rousseau et l’école de psychologie de Genève, autour de Théodore Flournoy et d’Edouard Claparède, ont joué un rôle de pépinière pour l’accueil de la pensée psychanalytique en Suisse romande, à l’instar de la Clinique psychiatrique de Zurich, le Burghölzli, et de son directeur Eugen Bleuler en Suisse allemande.
1920 voit la fondation d’une Société psychanalytique de Genève, présidée par Claparède, qui réunit aussi bien des psychanalystes que des laïcs. Mais les véritables pionniers de la psychanalyse en Suisse romande, qui ont réellement développé une activité de psychanalyste, sont Henri Flournoy,   Raymond de Saussure et Charles Odier, partis s’étendre sur le divan de Freud ou de ses disciples, à Vienne ou à Berlin, ainsi qu’André Repond, à Malévoz en Valais. Dans la foulée suivront Germaine Guex, à Lausanne, puis Marcel Roch, à Lausanne toujours, Michel Gressot, Marcelle Spira (qui permettra une ouverture aux idées de Mélanie Klein), Olivier Flournoy à Genève…  
En 1973, répondant au besoin des psychanalystes de la région d'avoir un lieu de rencontre, fut créé, à Genève, le Centre Raymond de Saussure, en hommage à cet élève de Freud qui exerça une intense activité de formation et qui fit don de sa bibliothèque. En 2010, après 10 ans d'activité, c'est à Lausanne que s'ouvrait officiellement le Centre de psychanalyse de Lausanne.
Dès ses origines, la psychanalyse suisse romande s’est développée en liens très étroits avec la psychanalyse française. Odier et de Saussure sont parmi les membres fondateurs de la Société psychanalytique de Paris, en 1926, et une proximité de pensée s’est maintenue en dépit de l’internationalisation progressive du mouvement psychanalytique.