Prochaines conférences

••••••••••••• GENEVE ••••••••••••• 

 Conférence Paul Denis sur le thème:

« Les instances, les objets et la foule »

 samedi 24 avril 2021, de 10h30 à 12h30 sur Zoom.

Inscriptions: cprsaussure@infomaniak.ch

INFORMATIONS :  Suivre le lien
 


.....................LAUSANNE..............
  

 

 


Au fil des mois

 

 

 
L’autre est toujours une aventure, un dépaysement. Semblable et différent, en nous et hors de nous, il reste l’affaire de notre vie. Constamment, il s’agit d’accueillir ce « je qui est un autre » et « cet autre en moi ». Cette capacité, chaque événement de l’existence la remet en jeu : arrivée d’un enfant, turbulences de l’adolescence, incertitudes du couple, épreuves de la maladie et de la vieillesse. Mais aussi exil. Ou trauma planétaire, comme la crise de la Covid-19 qui nous confronte au tout autre et met à mal tous nos fonctionnements institutionnels.
Le pari est ici de rendre compte des difficultés de cet accueil, dans sa plus grande diversité comme au cœur de la situation analytique, et de montrer comment il peut être source d’angoisse mais aussi de réorganisations salutaires.

 
 

 




La Société Suisse de Psychanalyse (SSPsa) a été fondée en 1919. Elle est une des sociétés composantes de l'Association Psychanalytique Internationale (IPA, créée par Freud en 1908) et de la Fédération Européenne de Psychanalyse (FEP). En accord avec l'IPA, la SSPsa considère que la transmission de la psychanalyse ne peut se faire qu'au sein d'une institution. La SSPsa assure cette tâche par l'intermédiaire d'institutions régionales: le Centre de psychanalyse de la suisse romande à Genève (CPRS) et à Lausanne (CPL) pour la Suisse romande, l'Institut Freud à Zurich, le Séminaire psychanalytique à Bâle, le Groupe d'études psychanalytiques de Berne et le Séminaire psychanalytique de Lugano.

Les débuts de la psychanalyse en Suisse romande
L’Institut Jean-Jacques Rousseau et l’école de psychologie de Genève, autour de Théodore Flournoy et d’Edouard Claparède, ont joué un rôle de pépinière pour l’accueil de la pensée psychanalytique en Suisse romande, à l’instar de la Clinique psychiatrique de Zurich, le Burghölzli, et de son directeur Eugen Bleuler en Suisse allemande.
1920 voit la fondation d’une Société psychanalytique de Genève, présidée par Claparède, qui réunit aussi bien des psychanalystes que des laïcs. Mais les véritables pionniers de la psychanalyse en Suisse romande, qui ont réellement développé une activité de psychanalyste, sont Henri Flournoy,   Raymond de Saussure et Charles Odier, partis s’étendre sur le divan de Freud ou de ses disciples, à Vienne ou à Berlin, ainsi qu’André Repond, à Malévoz en Valais. Dans la foulée suivront Germaine Guex, à Lausanne, puis Marcel Roch, à Lausanne toujours, Michel Gressot, Marcelle Spira (qui permettra une ouverture aux idées de Mélanie Klein), Olivier Flournoy à Genève…  
En 1973, répondant au besoin des psychanalystes de la région d'avoir un lieu de rencontre, fut créé, à Genève, le Centre Raymond de Saussure, en hommage à cet élève de Freud qui exerça une intense activité de formation et qui fit don de sa bibliothèque. En 2010, après 10 ans d'activité, c'est à Lausanne que s'ouvrait officiellement le Centre de psychanalyse de Lausanne.
Dès ses origines, la psychanalyse suisse romande s’est développée en liens très étroits avec la psychanalyse française. Odier et de Saussure sont parmi les membres fondateurs de la Société psychanalytique de Paris, en 1926, et une proximité de pensée s’est maintenue en dépit de l’internationalisation progressive du mouvement psychanalytique.